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Des moments magiques en période d’incertitude : un semestre d’échange à Paris

Lorsque j’ai décidé de passer le cinquième semestre à Paris, je n’aurais jamais pensé que ce serait pendant une pandémie ni que je vivrais un mois de confinement, n’ayant le droit de me promener qu’une heure par jour dans un rayon d’un kilomètre autour de ma résidence…

par Cheyenne Spycher, étudiante en Bachelor langues appliquées

Mais attendez, ne sortez pas vos mouchoirs tout de suite ! J’ai quand même beaucoup pu profiter de Paris et vécu de nombreux moments pendant lesquels j’ai réalisé combien j’étais heureuse de passer ce semestre à l’étranger, malgré des circonstances incertaines. Je me rappelle trois journées en particulier.

Cheyenne Spycher en semestre à l’étranger à Paris.
Cheyenne Spycher en semestre à l’étranger à Paris.

L’élégance française

Nous sommes un samedi, fin septembre. Je suis assise dans une salle avec une vingtaine d’étudiant·e·s, tout le monde portant un masque, une chaise libre entre chaque personne. Notre enseignant allume son micro. « Vous m’entendez ? », demande-t-il aux étudiant·e·s suivant le cours à distance. Ayant reçu une confirmation, il commence le cours.

Aller à l’école le samedi – normalement cela m’embêterait, mais notre prof de civilisation française a réussi à me faire trépigner d’impatience car, depuis le premier jour, il est évident qu’il adore enseigner cette matière. Avec un enthousiasme contagieux, il nous raconte la France et son histoire, abordant des thèmes parfois choisis spontanément, parfois inspirés par l’actualité de la semaine. Le thème d’aujourd’hui : l’élégance française.

À un rythme confortable, il nous révèle les composants de l’élégance française : le goût de l’ordre, le goût de l’harmonie, la soumission du détail à l’essentiel, …

Le temps passe vite et on arrive au dernier quart d’heure. Je me réjouis parce que c’est souvent pendant ces dernières quinze minutes que l’enseignant nous donne de bons „tuyaux“. Ainsi, c’est grâce à lui que j’ai découvert les quartiers les plus intéressants et les plus belles promenades de Paris.

Aujourd’hui, il nous présente la Rive gauche et ses cafés, et plus particulièrement ceux de Saint-Germain-des-Prés. Deux cafés, notamment, seraient très populaires (et de bons exemples de l’élégance française), voire incontournables : les Deux Magots et le Café de Flore.

Le prenant au mot, je me mets en route pour Saint-Germain-des-Prés avec une amie, l’après-midi même, directement après le cours. Nous nous réjouissons en apercevant l’enseigne du café Les Deux Magots. Mais grosse déception : il est bondé. N’ayant pas encore perdu l’espoir de pouvoir découvrir ces fameux cafés de la Rive gauche, nous tentons notre chance au Café de Flore, qui se trouve juste à côté.

Café au lait au Café de Flore
Café au lait au Café de Flore

Nous avons de la chance et nous trouvons une table en terrasse. Malheureusement, nous ne pouvons pas apprécier l’architecture intérieure depuis notre table, mais il est évident que ce café est luxueux : un jus de fruit (20 cl) coûte sept euros, un « chocolat spécial Flore » 7,80 euros…

Nous commandons deux cafés au lait et passons un après- midi tranquille et agréable sur la terrasse.

La fin parfaite avant le confinement

Nous sommes le jeudi le 29 octobre 2020, dernier jour avant le reconfinement national annoncé la veille par  Président Macron. Une amie a réussi à avancer notre réservation pour le restaurant italien très populaire Pink Mamma : au lieu de samedi, nous pouvons y aller ce jour-là.

Quand mes amies et moi arrivons au restaurant, qui n’est pas encore ouvert, une file d’attente s’est déjà formée à l’extérieur. Il est 18h, normalement heure d’ouverture, mais la porte du Pink Mamma reste fermée. Pourtant, par les fenêtres, nous voyons les serveurs. Indifférents au fait qu’ils sont désormais en service et que nous les observons de l’extérieur, ils se filment en buvant un verre ensemble. Tout à coup, ils crient et commencent à frapper violemment à la porte comme s’ils étaient confinés et comme si ce n’était pas nous qui attendions qu’ils ouvrent la porte. Confus, tout le monde dans la queue commence à sourire et rire. « Mais qu’est-ce qu’ils font ? », demande une femme dans la queue. Personne ne le sait. Mais cela importe peu. Ils ont réussi à tous nous faire rire pour cette dernière soirée de liberté.

Quelques cris incompréhensibles et de grands coups contre la porte plus tard, ils ouvrent enfin et nous demandent de faire la queue, mais seulement si nous avons une réservation. Sinon, inutile d’insister.

L’ambiance dans le restaurant est parfaite : des conversations animées remplissent la salle de rires et de bonne humeur. On ne penserait pas que nous savons qu’à partir du lendemain, pendant au moins un mois, nous n’aurons le droit de nous promener qu’une heure par jour dans un rayon d’un kilomètre autour de notre domicile.

Le dîner est à la hauteur de l’ambiance. Nous décidons de commander un maximum de plats différents et de les partager pour en goûter le plus possible sur le menu. Bien entendu, le vin rouge ne peut pas non plus manquer à l’appel.

Malheureusement, il ne nous reste finalement plus beaucoup de temps pour le dessert, car une amie et moi habitons toutes les deux en dehors de Paris. Nous avons quand-même le temps de savourer quelques bouchées de tiramisu et de tarte au citron vert, puis il faut déjà dire au revoir aux autres convives (qui ont la chance d’habiter à Paris) car nous devons prendre notre train pour rentrer à la maison avant le couvre-feu, en vigueur à partir de 21 heures.

La première neige

Nous sommes un samedi de la mi-janvier, un mois après le déconfinement. La météo a annoncé qu’il neigerait à partir de 10 ou 11 heures – la première neige à Paris cet hiver. Mon amie et moi ne voulons pas rater cela. Donc, pour être sûres d’accueillir les premiers flocons comme il se doit, nous nous sommes donné rendez-vous à 10 heures du matin dans le Jardin du Luxembourg. Il ne neige pas encore.

Quelle réjouissance lorsque les premiers flocons ont commencé à tomber ! Nous étions comme des petits enfants qui voient la neige pour la première fois de leur vie.

Neige au Jardin du Luxembourg.
Neige au Jardin du Luxembourg.

À un petit stand, nous achetons des chocolats chauds pour nous réchauffer un peu. Entre-temps, les flocons sont devenus plus gros et la neige commence à rester sur le sol. Un père de famille, accroupi, prend une poignée de neige et la montre à sa fille. Un couple prend une photo devant la fontaine, un petit garçon essaie de faire une boule de neige. L’ambiance me rappelle celle du restaurant, lors la dernière soirée avant le confinement : tout le monde s’amuse, tout le monde est heureux.

Je prends une gorgée de mon chocolat chaud. Le gobelet réchauffe mes mains. Je suis heureuse.

Mon semestre d’échange à Paris, riche en expériences et en émotions

Je suis heureuse parce que, malgré les circonstances particulières, ces cinq mois à l’étranger ont été vraiment très enrichissants. Paris a fait en sorte qu’il était facile de tirer le meilleur parti de la situation et de profiter pleinement de mon semestre en France. J’ai beaucoup apprécié cette expérience inoubliable et j’ai hâte de pouvoir retourner à Paris un jour.

Pendant leur semestre à l’étranger, les étudiant.e.s du bachelor en langues appliquées écrivent un article de blog. Un jury récompense les meilleurs articles. Voici l’un des six articles récompensés du semestre d’automne 2020.


Rien de tel qu’une immersion dans une culture étrangère pour parfaire sa formation et approfondir ses compétences linguistiques ! C’est pourquoi le cinquième semestre du bachelor en langues appliquées peut s’effectuer à l’étranger. Lors de ce séjour, les étudiant.e.s plongent au cœur de la langue, de la culture et de la vie du pays choisi. Ils.Elles se constituent un vaste réseau international de relations et acquièrent un important bagage interculturel, sésame pour une carrière à l’international. Dans leurs blogs, nos étudiant.e.s livrent quelques-unes de leurs impressions personnelles. Moments choisis d’un semestre à l’étranger, dans une université partenaire de l’IUED, riche en découvertes et en émotions.

Chaque année, deux tiers des étudiant.e.s du bachelor en langues appliquées saisissent cette opportunité de découvrir de nouveaux horizons et passent leur cinquième semestre dans une université d’accueil, en Suisse ou à l’étranger. L’Institut de traduction et d’interprétation (IUED) dispose d’un réseau d’universités partenaires étendu dans le monde entier. Il apporte son aide aux étudiant.e.s dans la recherche d’une université adéquate.

Informationshinweis zur Ausbildung zum International-Account-Manager/in an der ZHAW

Découvrez d’autres témoignages de semestre à l’étranger


À l’issue du bachelor en langues appliquées de l’Institut de traduction et d’interprétation (IUED), les étudiant.e.s deviennent des professionnel.le.s des langues et de la communication et savent dresser des ponts entre les langues, les cultures et les disciplines. Le diplôme ouvre des débouchés dans la gestion de projets, d’événements et de l’information, dans les environnements de traduction les plus divers ou dans la communication technique, à l’interface entre l’humain et la machine.

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